L’Amour sait prendre son temps

De tous les messages que j’ai pu lire ici, le seul qui m’a vraiment touchée et émue, c’est celui de cette jeune femme qui a attendu patiemment, et espéré, le retour dans le train de cette autre jeune femme dont la vision avait fait battre son coeur.

Si je me suis reconnue en elle, c’est parce que nos attirances (Elle pour la Jeune Femme de la station Enghien-les-Bains, Moi pour l’Homme de la station Les Blagis) se sont construites sur la durée : lentement, grâce au quotidien de nos rencontres respectives.

Ce n’était pas un vague coup de coeur d’un bref instant pour la jeune brune du RER A aussitôt remplacée par l’image de la ravissante blonde du M10, ni pour le garçon roux du bus 95 vite éclipsé par l’homme à la virile barbe du T4.

Non, cela a tout d’abord commencé par une première curiosité, un certain intérêt pour cette personne. Intérêt qui, au fil des semaines, se transforme lentement mais sûrement en quelque chose de plus profond. Et un beau jour (ou plutôt un week-end), vous constatez que son visage hante vos pensées.

Car ce visage est en filigrane dans toutes vos occupations : sortie avec vos amis, concert, musée, déjeuner du dimanche chez vos parents… occupations où vous regrettez qu’il n’en soit pas.

Et vous bénissez ce lundi qui vient, où vous savez que, de nouveau, vous la/le retrouverez, le matin ou le soir.

Vous êtes “attrapé/e”, mais vous ne le savez pas encore.

Message à la jeune femme d’Enghien-les-Bains : j’espère que vous reverrez votre douce amie, et que vous aurez toutes deux une belle histoire à vivre.

Signé : la Gente Dame attirée par le Gentilhomme au petit bouc rencontré dans le bus 390 en 2015.

Une annonce publiée par une femme pour une femme le mercredi 16 mars pour une rencontre faite le 16 mars 2016 sur le Transilien H à Enghien les Bains.